Tu passes des heures à préparer ton plan de pratique, et tu as très hâte de le mettre en œuvre. Lorsque tu arrives sur le terrain, tes joueurs semblent distraits, fatigués et ils n’arrivent pas à produire le résultat attendu. Comment faire pour les aider à se présenter en pratique mentalement prêts à performer?

Voici 4 éléments à travailler avec tes athlètes pour leur permettre d’atteindre l’état d’esprit voulu pour l’entraînement :

  1. Le vocabulaire
  2. L’intention
  3. La météo personnelle
  4. L’activation

Le vocabulaire

Le premier élément ayant un impact sur l’état d’esprit des athlètes est leur discours interne. Le vocabulaire d’une personne affecte sa perspective et la façon dont elle abordera l’entraînement à venir.

Prononce ces phrases à haute voix et porte à attention à ce qu’elles provoquent chez toi :

  • Je dois m’entraîner aujourd’hui.
  • Je veux m’entraîner aujourd’hui.
  • J’ai l’opportunité de m’entraîner aujourd’hui.
  • J’ai la chance de performer et d’exprimer mon talent à l’entraînement aujourd’hui.

Laquelle de ces expressions t’inspire le plus à participer à l’entraînement et à l’aborder avec enthousiasme et détermination? Une activité intéressante à faire avec tes athlètes pourrait être de leur demander d’écrire une liste de mots qui leur inspire l’état d’esprit qu’ils veulent avoir lorsqu’ils se présenteront à la pratique.

Notre état d’esprit est étroitement relié à notre discours interne. Michael Gervais, psychologue du sport en poste avec les Seahawks de Seattle, explique que la confiance provient de notre discours interne, et non de notre préparation ou de nos succès antérieurs. Il est donc très important d’arriver à identifier les mots et les expressions qui nous viennent naturellement en tête et de rectifier le tir au besoin.

L’intention

Avant chaque pratique, il est essentiel d’exprimer une intention, ou de nommer un objectif pour tirer le meilleur parti de l’entraînement. Cela est applicable pour chacun des éléments du groupe :
  1. L’équipe en tant qu’unité ;
  2. L’athlètes en tant qu’individu ;
  3. Et l’entraîneur.
L’entraîneur Avant chaque pratique, en tant qu’entraîneur je détermine avec quelle énergie j’aborderai mon équipe et sur quel ton. Dès le départ, je veux établir le rythme de la pratique. Pour y arriver, en route vers le lieu de l’entraînement, je prends quelques minutes pour visualiser et me placer dans l’état d’esprit approprié. L’équipe En début de pratique j’énonce les objectifs du jour à mon équipe et pourquoi ils sont cruciaux pour notre succès futur. Je m’assure que chacun a bien compris l’importance de tout ce qui sera travaillé dans le cadre de la pratique. Trop souvent, on assume à tort que les joueurs sont aussi conscients que nous l’importance de ce qui est accompli en pratique et que nous n’avons pas besoin de le répéter encore et encore.
Constant repetition carries conviction. – Robert Collier
Les joueurs En début de pratique, lors de l’échauffement, tu peux inviter tes joueurs à formuler mentalement une intention, un objectif pour la pratique. Pour un fonctionnement optimal, le cerveau a besoin de diriger son attention quelque part. Il ne peut être réellement concentré que s’il a un but à atteindre.

La météo personnelle

Pour atteindre le bon état d’esprit en pratique, un athlète doit être conscient de son point de départ. Il doit découvrir comment il se sent, physiquement et émotionnellement, afin de pouvoir ajuster son niveau de focus ou d’énergie selon ses besoins. Est-ce qu’il se sent fatigué? Enthousiaste? Frustré? Distrait par des problèmes personnels?

Un exercice couramment utilisé par les entraîneurs est l’exercice de météo personnelle. L’athlète prend une minute pour se calmer et porter son attention sur son état d’esprit. Il peut ensuite écrire une note dans un tableau pour l’entraîneur ou simplement en prendre conscience pour lui-même.

L’activation

Une fois que l’athlète a pris conscience de son état d’esprit, il doit déterminer s’il doit s’activer ou relaxer. Chaque personne est différente et a besoin d’un certain niveau de stimulation (ou d’activation) pour donner sa meilleure performance.

Pour atteindre leur zone optimale de performance, certains athlètes ont besoin d’être très stimulés, alors que d’autres ont plutôt besoin de se détendre et de se concentrer. Un athlète qui est suractivé est tendu et il a tendance à prendre des décisions trop rapidement. Il peut aussi faire des erreurs de coordination et son niveau d’intensité est trop élevé pour la tâche à accomplir. Un athlète qui est sous-activé se sent fatigué, son niveau d’intensité est trop bas et son temps de réaction est lent. Il existe plusieurs façons d’ajuster le niveau d’activation, chacun doit trouver ce qui lui convient.

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Devenir responsable et imputable

Tirer le meilleur parti du temps de pratique souvent restreint qui nous est alloué est un défi constant. Pour y arriver, chacun doit y mettre du sien : l’équipe, les joueurs et l’entraîneur. Le discours mental et les intentions que nous formulons jouent un rôle important dans notre préparation. Nous devons aussi prendre le temps d’observer nos ressentis physiques et nos émotions, pour ensuite ajuster notre état d’éveil selon nos besoins.

Nous sommes tous responsables et imputables de nos pensées, de nos émotions et des comportements qui en découlent. Une saison sportive est un voyage vers la découverte de soi, et chaque membre de l’équipe est invité à s’impliquer dans cette aventure.

 

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