Get comfortable being uncomfortable.
Tu connais fort probablement cette citation. Sortir de ta zone de confort, pour repousser tes limites et rebondir face à l’adversité. Quand tu penses à sortir de ta zone de confort, tu penses à poser un geste, à faire une action inhabituelle pour toi:
  • Pratiquer ton sport avec des nouveaux souliers ou un nouveau ballon;
  • Passer du temps à entraîner ce que tu maîtrises moins;
  • Parler à quelqu’un que tu ne connais pas;
  • T’entraîner dans des conditions extrêmes.
En tant qu’athlète, tu poses régulièrement des gestes pour sortir de ta zone de confort. Pourtant, tu as l’impression que la nervosité, la colère ou la peur sont quand même là, elles ne semblent pas vouloir disparaître avec le temps. Malgré tous tes efforts, ces émotions continuent d’affecter ta performance… pourquoi? Dans mon coaching, j’ai appris que tu sors de ta zone de confort par des ACTIONS, mais ce qui te rend réellement plus fort, c’est d’apprendre à devenir confortable avec tes ÉMOTIONS.

Vivre avec l’inconfort et l’incertitude

Les gestes que tu poses sont des éléments déclencheurs qui t’amènent à sortir de ta zone de confort. Par la suite, le fait d’être hors de ta zone de confort provoque différentes émotions, dépendamment de la situation.

Il y a des émotions agréables comme la joie, le plaisir, l’amour, l’amitié. Il y a aussi des émotions inconfortables comme la frustration, la peur, la nervosité, la tristesse ou l’anxiété. Pour devenir plus résilient, la première étape est d’apprendre à vivre avec les émotions inconfortables.

Agir sous le coup de la frustration ou sous l’emprise de la peur ne servent pas ta performance. Au contraire. Voici quelques exemples.

La frustration. Tu pratiques des éléments que tu maîtrises moins et tu n’arrives pas à les exécuter correctement. Tu vis de la frustration, et tu commences alors à t’acharner. Tu performes de moins en moins bien. Au bout de quelque temps, pour retrouver ta confiance et ta bonne humeur, tu recommences à pratiquer ce dans quoi tu excelles.

Le doute. Tu parles avec un coéquipier que tu connais peu. Comme il semble distant, tu te demandes ce qu’il pense. Tu t’inquiètes et tu commences à élaborer un scénario dans lequel ce coéquipier porte un jugement envers toi. Tu deviens de plus en plus méfiant envers lui et vous cumulez les malentendus. Tu te dis que tu avais bien raison, vous n’êtes pas faits pour vous entendre.

La peur. Tu t’entraînes en état de grande fatigue et tu espères que ton corps va supporter la charge. Tu as peur de te blesser, cela crée des tensions physiques et renforce tes impressions. Tu finis par te dire que tu manques de résistance et que tu ne peux pousser ton corps à de tels extrêmes.

The comfort of certainty and perfection vs. the fear of uncertainty and being suboptimal. This is the struggle. Let me let you in on a secret: no one is free from this struggle. ― Leo Babauta

Apprendre à vivre avec l’incertitude et l’inconfort des émotions désagréables te permet d’agir ensuite avec discernement. Tu deviens plus neutre et détaché, ce qui te permet d’analyser la situation et de prendre la bonne décision.

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Ton défi

Quand une émotion désagréable surgit, notre premier réflexe est de la fuir le plus rapidement possible. Cette semaine, agis différemment. Au lieu de fuir, reconnais l’émotion, identifie ton comportement et prends une pause. Ressens l’émotion (par exemple la colère) qui prend de l’ampleur, qui devient de plus en plus forte… puis qui diminue progressivement.

Voici deux des exemples précédents, vus sous un nouvel angle :

La frustration. Tu pratiques des éléments que tu maîtrises moins et tu n’arrives pas à les exécuter correctement. Tu remarques que tu vis de la frustration, et tu te dis que c’est bien normal. Tu prends une pause, tu respires, tu sens que l’émotion se calme. Soudainement, tu te rappelles cet exercice que ton entraîneur t’avait donné. Il pourrait être la solution à ton problème. Tu t’y mets à l’instant.

Le doute. Tu parles avec un coéquipier que tu connais moins. Comme il semble distant, tu te demandes ce qu’il pense de toi. Tu remarques que cela t’inquiète et que tu as tendance à lui prêter des intentions. Tu prends une pause, tu respires. Puis, tu réalises qu’il a ce même comportement avec les autres – pas seulement avec toi – et qu’il est peut-être simplement réservé et discret.

Cette semaine, prends le temps de t’interroger : quelles sont les émotions qui surgissent spontanément dans les situations difficiles? Quelle est ta façon habituelle d’agir par rapport à ces émotions? La clé pour développer ta force mentale est d’observer tes automatismes pour ensuite t’en détacher, ce qui te permettra de trouver l’action juste selon la situation.

Discernment is the ability to see things for what they really are and not for what you want them to be.

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1 thought on “Zone de confort : Action vs Émotion”

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